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Musique classique et opéra par Classissima

Dmitri Chostakovitch

lundi 26 septembre 2016


Carnets sur sol

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[concerts] Bilan de septembre, prospective d'octobre

Carnets sur sol Très beau mois d'octobre prodigue en raretés. Voici ma sélection (hors des choses dans les grandes salles que tout le monde a repéré, comme Eliogabalo de Cavalli, Norma sur instruments d'époque ou les Kerner par Kaufmann & Deutsch…). Mais d'abord : rétroviseur de septembre Si j'ai dit tout le mal possible de Barenboim dans Bruckner, fulgurantes ouvertures de saison au TCE (Kirill Petrenko dans une Cinquième de Tchaïkovski très horizontale et cursive, d'un engagement absolu), à la Maison de la Radio (Saint-Saëns, Ibert, Schmitt, Poulenc, Milhaud dans leurs grandes œuvres avec un ONF digne de son rang de symbole français !) et pour l'Orchestre de Paris (Szenen aus Goethes Faust de Schumann avec Müller, Eriksmoen, Staples, Gerhaher, chœur et orchestre au sommet de leur art). Très joli cycle pianistique à l'Hôtel de Birague également (avec Enescu et Bobescu pour violon et piano), et même du joli jazz vocal traditionnel à l'Hôtel de Castries… Arrivent Faust I & II version musical au Châtelet, Eliogabalo de Cavalli à Garnier et Amphitryon de Kleist à Aubervilliers. Septembre est déjà un grand mois. Sélection concerts ¶ Intermèdes de La Pellegrina, premières ébauches de ce qui deviendra le genre opéra, par l'ensemble Pygmalion à Versailles. (mais c'est cher, 45€ minimum) ¶ Le retour du programme d'airs de cour Guédron & Friends du Poème Harmonique (disque Cœur, l'un des deux ou trois plus beaux jamais commis dans ce répertoire), cette fois avec la grande Eva Zaïcik (on lui consacrera prochainement un petit portrait) au lieu de l'emblématique Claire Lefilliâtre. Au Louvre. ¶ Musique élisabethaine par Hopkinson Smith salle Cortot. ¶ Extraits des Éléments de Lalande & Destouches à l'Auditorium du Louvre. Un superbe disque de l'ensemble Les Surprises a paru, très bien dit et très habité. ¶ Quatuors de Boccherini, Mozart et Pleyel sur instruments d'époque par le Quatuor Pleyel. Temple de Port-Royal. ¶ Une symphonie (inédite ?) de Guénin par le Concert de la Loge Olympique . Couplé avec la 83 de Haydn et des airs italiens de Bach (Johann Christian), Sart et Parisiello par Piau. Noté au Louvre sur mon agenda (il me semblait que c'était à Gaveau. ¶ Les Horaces, dernier opéra français non encore recréé de Salieri. Les deux autres, Les Danaïdes et Tarare étant chacun dans leur genre des chefs-d'œuvre assez absolus, on a bon espoir. À Versailles. ¶ Die Dichterliebe de Schumann et les Harfenspieler-lieder de Schubert avec accompagnement de harpe, au Petit-Palais. ¶ Proserpine de Saint-Saëns, jamais remontée. Saint-Saëns change beaucoup d'un opéra à l'autre, mais il en a assez peu raté. Henry VIII et Les Barbares sont même des sommets du second XIXe français… À Versailles. ¶ Les Satires de Chostakovitch et les Dickinson de Copland aux Invalides. Sélection interprètes ¶ Le Quatuor Hanson jouera Haydn (Op.50 n°6), Mozart (K.575), Webern (Langsamer Satz). Hôtel de Soubise. ¶ Le Quatuor Ardeo joue un superbe programme Schubert 14, Schumann 1 et Kurtág 3 (Officium Breve). À Saint-Quentin-en-Yvelines, où il est en résidence avec des programmes exaltants, de la même farine, durant toute la saison. ¶ L'ECMA (Académie de Musique de Chambre Européenne) au CNSM. Lieu de découvertes majeures, d'artistes qui me hantent depuis. (et ont ensuite remporté les plus grands concours) ¶ Les échanges du CNSM avec le Conservatoire de Palerme pour un programme de musique sacrée franco-italienne du XVIIe siècle… chaque année, un grand moment. ¶ Saraste dans Roméo & Juliette de Berlioz avec Chauvet, Barbeyrac et Neven, voilà qui promet. Sélection théâtre Côté patrimoine européen peu donné en France, c'est un peu l'orgie : Amphitryon de Kleist à Aubervilliers, La Mort de Danton de Büchner à Bobigny, Père de Strindberg salle Richelieu ! Liste élargie Les codes couleurs ne vous concernent pas davantage que d'ordinaire, j'ai simplement autre chose à faire que de les retirer de mon relevé personnel, en plus des entrées sur mes réunions professionnelles ou mes complots personnels. Néanmoins, pour plus de clarté : ◊ violet : prévu d'y aller ◊ bleu : souhaite y aller ◊ vert : incertain ◊ **** : place déjà achetée ◊ § : intéressé, mais n'irai probablement pas ◊ ¤ : n'irai pas, noté à titre de documentation ◊ (( : début de série ◊ )) : fin de série ◊ jaune : événement particulier ◊ rouge : à vendre / acheter Les bons soirs, vous pourrez toujours guetter ma bure et mes savates dans les escaliers. Cliquez sur l'image pour faire apparaître le calendrier (téléchargeable, d'ailleurs, il suffit d'enregistrer la page html) dans une nouvelle fenêtre, avec tous les détails.

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22 septembre

Chostakovitch transcendé par le Quatuor Debussy

Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Elégie ; Quatuor à cordes n° 5 en si bémol majeur op. 92 ; Quatuor à cordes n° 8 en do mineur op. 110 ; Quatuor à cordes n° 11 en fa mineur op. 122. Quatuor Debussy. 1 CD Evidence Classics. Enregistré au Temple Lanterne (Lyon) en septembre 2015. Durée : 70’.






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22 juillet

Le blog de l’été (3) – Ce jour-là : 17 novembre 1908

Camille Saint-Saëns (1835-1921) Premier musicien du Septième art Ce jour-là, un public choisi (et en tenue de soirée) assistait à l’une de ces soirées inscrites dans la légende du cinéma ; ce jour-là, le Septième Art naissant rencontrait la musique classique en la personne d’un compositeur septuagénaire largement statufié mais pas spécialement réputé pour son modernisme ; ce jour-là, dix-huit minutes de projection, retraçant non sans quelques libertés un épisode historique, étaient agrémentées d’un décor musical composé pour l’occasion ; ce jour-là, 17 novembre 1908, un petit orchestre composé de quelques solistes de l’Orchestre Colonne et de l’Orchestre Lamoureux et dirigé par un certain Fernand Le Borne, exécutait en création mondiale la partition composée par Camille Saint-Saëns pour L’Assassinat du Duc de Guise, film en cinq tableaux d’André Calmettes et de Charles Le Bargy d’après la pièce d’Henri Lavedan. L’accueil fut chaleureux, mais les spectateurs de la salle Charras se plaignirent néanmoins de la fatigue que le cinéma imposait à leurs yeux. Tout cela était si nouveau… Attirer le chaland En effet, l’aventure des frères Lumière n’avait commencé qu’en 1895, au sous-sol du Grand Café du boulevard des Capucines où, pour la modique somme d’un franc, on pouvait découvrir un mouvement sur un écran, sinon la relation d’une histoire identifiable. Un peu de musique pour couvrir le bruit de la projection n’était pas superflu, et c’est Mme Lumière qui tourna les pages des premières partitions… Puis les baraques foraines s’emparèrent de l’invention, et la musique, jouée à l’extérieur, servit alors à attirer le chaland. Ambition limitée… Pourtant, on comprit rapidement qu’un espace sonore était, d’après la formule de Marcel l’Herbier, « un fil rouge tendu entre le film et le spectateur », un accélérateur d’émotions, le signal accompagnant les non-dits. Attention, voilà le traître, la contrebasse est entrée dans la danse… Ainsi fut créé un catalogue des « musiques incidentales » où le pianiste (ou le chef) de service nourrissait son inspiration : musique pour le « combat héroïque », pour « la lamentation passionnée », pour « les troubles de la nature » et, dans le style agitato, pour « la poursuite », qui n’a cessé d’être la tarte à la crème du cinéma, avec clin d’œil persistant à la Chevauchée des Walkyries – de la Naissance d’une nation de Griffith à l’Apocalypse now de Coppola… Honegger, qui signera plusieurs partitions pour le cinéma, dira plus tard : « Pour ne pas être monotone, un film doit être nécessairement accompagné d’un certain bruit… ». Apparurent d’autres exigences, sur le contenu dramatique, la forme, le talent des comédiens… C’est pour y répondre que les frères Laffitte fondèrent « Le Film d’Art », dont la mission était d’imaginer un cinéma « digne de la culture universelle », société à laquelle quelques membres éminents de l’Académie française (dont Henri Lavedan, auteur oublié et scénariste de L’Assassinat du Duc de Guise) et de la Comédie française (ainsi Mounet-Sully, Cécile Sorel et autres Berthe Bovy) voulurent bien apporter leur caution ; le musicien associé devait être, lui aussi, une célébrité reconnue. Donc, Saint-Saëns : on ne pouvait mieux faire, en 1908, que solliciter ce vénérable barbu, membre de l’Institut, Grand officier de la Légion d’honneur, musicien officiel auquel on avait naguère commandé une Marche pour le Couronnement d’Edouard VII et une Cantate pour l’Exposition universelle de 1900 – cantate intitulée Feu céleste, hymne à l’électricité (de bon augure pour l’irruption dans le monde cinématographique…), ce fameux pianiste et compositeur académique, toujours débordant d’activité, qui, venant d’être reçu à Berlin par le Kaiser, avait assisté une représentation de Salomé et décrit, mais sans enthousiasme excessif, « un orchestre qui tressaille, murmure, gazouille, chante, glapit, crie, hurle, éclate, tonne, s’apaise, se trouble, éructe, tousse, éternue. » Soupirs d’amour Tout un programme, en somme, pour la nouvelle musique de film… Celle-ci, dans L’Assassinat du Duc de Guise, assume parfaitement sa fonction illustrative : soupirs d’amour de la Marquise de Noirmoutiers, maîtresse du Duc ; trouble d’Henri III songeant à se débarrasser du Chef de La Ligue, dénommé « Le Balafré », qui menace le pouvoir légitime ; violence de la scène des poignards, retour du roi devant le cadavre : « Il est encore plus grand mort que vivant… », réapparition et pâmoison enfin de la Marquise. Scène vécue le 23 décembre 1588 et présentée cinématographiquement au public ce 17 novembre 1908 – prélude à une formidable industrie qui, à travers le temps, bénéficiera de ses propres spécialistes (de Maurice Jaubert à Bernard Herrmann, en passant par Georges Delerue, Maurice Jarre, Nino Rota, Miklos Rosza, Joseph Kosma – liste non limitative) et annexera temporairement quelques vraies gloires (de Milhaud à Chostakovitch avec mention particulière pour le Prokofiev d’Ivan le terrible et d’Alexandre Newski). L’histoire de France annexée par le cinéma, et le duc de Guise, victime consentante… (DR) L’usine Disney Et puis il y aura les rebelles, dont Igor Stravinsky, que les producteurs d’Hollywood supplièrent, est le porte-drapeau : « Je reconnais que la musique constitue un appoint indispensable au film sonore. Le film ne saurait s’en passer, pas plus que je ne saurais moi-même me passer de tapisser de papier peint les parties nues du mur de mon studio. » L’usine Disney utilisa tout de même un extrait du Sacre du Printemps dans Fantasia ; pour juger des dégâts, le Maître arriva au studio avec sa partition sous le bras. « Inutile, lui dit-on alors, la partition est… un peu changée. » Le dédommagement financier fut sans doute à la hauteur du sacrilège… (Diapason – Chronique de janvier 2010) Pour combler votre curiosité – Les musiques du cinéma français par Alain Lacombe et François Porcile (Editions Bordas) – La musique de film par Gilles Mouëllic (Cahiers du cinéma) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de juillet-août 2016 : « Ce jour-là, 15 janvier 1941 : Création du Quatuor pour la fin du Temps »

Dmitri Chostakovitch
(1906 – 1975)

Dmitri Chostakovitch (25 septembre 1906 - 9 août 1975), est un compositeur russe de la période soviétique. Il est l'auteur de quinze symphonies, plusieurs concertos, d'une musique de chambre abondante, et de plusieurs opéras. Sa musique souvent taxée de formalisme par le pouvoir soviétique contribuera par sa force et son dramatisme souvent exacerbé à faire de Chostakovitch une figure majeure de la musique russe du XXe siècle.



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